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Le phénomène

 


Comment se manifeste-il ?

Ce sont des déplacements, plus ou moins brutaux, du sol ou du sous-sol, d’origine naturelle ou résultant d’activités humaines (origine anthropique). Les volumes en jeu sont compris entre quelques mètres cubes et quelques millions de mètres cubes. Les déplacements peuvent être lents (quelques millimètres par an) ou très rapides (quelques centaines de mètres en quelques secondes).

Les mouvements lents touchent principalement les biens. Ils entraînent une déformation progressive des terrains, pas toujours perceptible par l’homme, les constructions se fissurent. Ces désordres peuvent se révéler si graves pour la sécurité des occupants que la démolition des bâtiments s’impose.

Les mouvements rapides touchent majoritairement les personnes avec des conséquences souvent dramatiques. Ces mouvements ont des incidences sur les infrastructures (bâtiments, voies de communication…), allant de la dégradation à la ruine totale.

109 communes du département sont concernées par les mouvements de terrain.
Les origines des mouvements de terrain sont différentes selon la nature du relief du département : plaines, versants rocheux, falaises…

Les effondrements de cavités souterraines

L’évolution dans le temps des vides souterrains est cause de désordres plus ou moins importants en surface. Ils produisent des affaissements (dépressions topographiques) dus aux tassements des sols ou des cratères (fontis) engendrés par l’effondrement du toit d’une cavité.
Les cavités souterraines peuvent être, soit :

  • liées uniquement à des mécanismes naturels, comme par exemple la dissolution de matériaux solubles (calcaire, sel, gypse, etc.). D’où le phénomène de karstification (grottes, avens, boyaux…), dont la rapidité et l’importance dépendent du contexte hydrogéologique ;
  • consécutives à des travaux de l’homme, comme les carrières ou les mines anciennement exploitées puis abandonnées.

Citons les carrières souterraines d’ocre de Gargas et de Roussillon.
Autre exemple : la commune de Mondragon qui a fait l’objet d’une étude d’aléa travaux miniers.

Le site carol.brgm.fr inventorie les vides souterrains connus de la région PACA. 14 anciens sites miniers et 61 anciennes carrières sont ainsi recensés.

Les travaux miniers
Ces travaux, le plus souvent souterrains, provoquent les mêmes instabilités de terrain que les carrières. Ils peuvent également entraîner des risques d’échauffement avec émission de gaz toxiques ou radioactifs (radon).


Le phénomène de retrait-gonflement des argiles

Les variations de la quantité d’eau dans certains terrains argileux produisent des gonflements (période humide) et des tassements (périodes sèches) qui peuvent avoir des conséquences importantes sur les bâtiments n’ayant pas pris en compte cet aléa dans leur conception.

Ce phénomène, qui représente le deuxième poste d’indemnisation au titre des catastrophes naturelles après les inondations, provoque des désordres sur le bâti existant à l’occasion des tassements différentiels qui se produisent : fissurations en façade, décollements de bâtiments annexes accolés (garages, perrons, terrasses), distorsion des portes et fenêtres, dislocation des dallages et des cloisons, rupture de canalisations enterrées, etc.

Les maisons individuelles, de part leur structure légère et peu rigide, leurs fondations souvent superficielles et de l’absence ; très souvent, d’étude géotechnique préalable permettant d’adapter le projet au contexte géologique au droit de la parcelle, sont les constructions les plus vulnérables à ce phénomène.

Pour en savoir plus sur les zones affectées en Vaucluse : http://www.georisques.gouv.fr/dossiers/alea-retrait-gonflement-des-argiles/


Les tassements et les affaissements de sols

Certains sols compressibles peuvent se tasser sous l’effet de surcharges (constructions, remblais) ou en cas d’assèchement (drainage, pompage).


Les glissements de terrain par rupture d’un versant instable

C’est un déplacement d’une masse de terrain de volume et d’épaisseurs variables, généralement lent (quelques millimètres à quelques mètres par jour), sur une pente, le long d’une surface de rupture identifiable. Les facteurs déclenchants sont naturels (fortes pluies, effondrements de cavités affectant un versant,séisme) ou anthropiques (travaux de terrassement,déboisements importants…).
Ces glissements peuvent être superficiels ou en profondeur, ce qui les rend difficilement détectables dans ce dernier cas.

Exemple : le 17 juin 2003, à Mondragon, éboulement rocheux estimé entre 1 000 et 2 000 m³.

Eboulement sur la RD26 près de Mondragon (DDT 84)

Les éboulements et les chutes de blocs

L’évolution des falaises et des versants rocheux engendre des chutes de pierres, de blocs ou des éboulements en masse (volume pouvant atteindre plusieurs millions de m³).

Exemple : à Mornas, des pierres peuvent parfois se détacher de la falaise surplombant le village. Une protection de grillage et de filins est en place et le secteur est surveillé de près, notamment par la SNCF pour la voie ferrée à proximité.


Les coulées boueuses

Elles sont caractérisées par un transport de matériaux sous forme plus ou moins fluide. Les coulées boueuses se produisent sur des pentes, par dégénérescence de certains glissements avec afflux d’eau.