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Le phénomène

 


Aucun accident nucléaire entraînant des conséquences pour la population n’est survenu en France à ce jour et la probabilité d’un tel événement est faible.

Ce risque ne pouvant être exclu, des plans d’urgence prennent en compte la possibilité d’un rejet important de radioactivité dans l’environnement, pouvant entraîner une exposition des populations avoisinantes ou la contamination de l’environnement (sol, cultures, bétail…). Ces plans sont régulièrement testés par l’exploitant et les pouvoirs publics.

Dans les installations nucléaires, classées « installations nucléaires de base (INB) » des barrières successives sont interposées entre la matière radioactive et l’environnement. Pour qu’il y ait relâchement accidentel d’éléments radioactifs, il faudrait une succession de défaillances de systèmes indépendants.

Dans le Vaucluse, 21 communes sont soumises au risque nucléaire lié aux installations de trois sites : Le centre C.E.A de Cadarache, la plate-forme de Marcoule, et le complexe du Tricastin.

Entrée du CEA Cadarache (CEA Cadarache)
  • Le CEA Cadarache (Bouches-du-Rhône) est un centre d’étude ne comportant pas de centrale nucléaire de production d’électricité (CNPE). Consacré aux activités de recherche expérimentale et de développement dans le domaine des réactions nucléaires et des diverses applications de l’énergie nucléaire, le Centre regroupe 20 INB civiles, une INB secrète (INBS) et des ICPE. Le projet international de l’installation ITER, attenant au centre CEA de Cadarache, est en cours de construction.
  • La Plateforme de Marcoule (Gard) qui comprend :
    • le centre de recherche du CEA Marcoule, spécialisé dans le traitement des combustibles usés et le traitement des déchets, qui inclut les INB civiles ATALANTE et PHENIX et une INBS ;
    • l’usine MELOX de production de combustible nucléaire "Mox" ;
    • l’installation CENTRACO de traitement de déchets faiblement radioactifs ;
    • l’irradiateur industriel GAMMATEC Marseille.
  • Le complexe nucléaire du Tricastin (Drôme) est le plus important site industriel nucléaire français. Il abrite principalement une centrale de production EDF équipée de 4 réacteurs de 900 MW ainsi que des installations du cycle du combustible exploitées par Orano.


Quels sont les risques et les conduites à tenir ?

Une personne peut être exposée à la contamination radioactive :

  • par exposition externe, lorsque la source radioactive est à l’extérieure de l’organisme :
    • si la source est distante (source ponctuelle, sols contaminés…), on s’en protège en se plaçant derrière des écrans (paroi en métal, mur en béton) ou en s’éloignant de la source.
    • si la source est située sur la peau ou les cheveux (poussières radioactives…), on l’élimine par simple lavage (sans frotter) l’eau entraînant la contamination.
  • par exposition interne, lorsque la source radioactive est absorbée à l’intérieur de l’organisme. Elle peut intervenir de plusieurs façons :
    • par inhalation de particules radioactives présentes dans l’air (ex : lors du passage du panache radioactif, après remise en suspension de la contamination déposées dans l’environnement…) ;
    • par ingestion de produits contaminés (ex : aliments…) ;
    • par pénétration trans-cutanée d’une contamination déposée sur la peau.

La contamination interne peut s’éliminer, partiellement ou totalement, par les voies naturelles ou par traitement médical.

D’une manière générale, l’impact sanitaire est d’autant plus important que le temps d’exposition à la source radioactive est long.

Enfin, certaines installations nucléaires peuvent présenter des risques toxicologiques, thermiques ou de surpression, au même titre que les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE).

Un contrôle permanent, parfois inopiné, de la sûreté des installations est effectué par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui assure, au nom de l’Etat, le contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection pour protéger le public, les patients, les travailleurs et l’environnement. Elle informe les citoyens.
L’autorité de contrôle des installations nucléaires de base secrètes (INBS) est l’Autorité de sûreté nucléaire de défense.