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Installation de la Commission départementale des risques naturels majeurs

 

Jeudi 31 mars 2016, Bernard GONZALEZ, Préfet de Vaucluse, a procédé à l’installation de la Commission Départementale des Risques Naturels Majeurs (CDRNM).

 

Cette instance constitue un lieu de réflexion, de diffusion d’informations et d’échanges, entre l’administration, les élus, les gestionnaires des territoires et les populations concernées, sur les risques naturels auxquels le territoire est exposé. Elle contribue à orienter les actions à mener en termes de gestion et de culture du risque.


La région Provence-Alpes-Côte d’Azur, composée de six départements, s’étend sur 31 400 km² et présente de ce fait une grande diversité de paysages et une richesse naturelle exceptionnelle.
Les risques naturels et technologiques auxquels la population peut être soumise sont les conséquences d’une attractivité humaine et paysagère qui font sa réputation ainsi que des multiples activités qui s’y développent.

L’exposition de la région aux risques naturels est directement associée au caractère « extrême » du climat méditerranéen, dont la sécheresse estivale et la violence des précipitations automnales favorisent alternativement feux de forêt, mouvements de terrain et inondations.

Le Vaucluse est le troisième département de la région le plus touché par les catastrophes naturelles.
Environ 90 % de ses communes sont exposées au risque d’inondation : pour les cours d’eau à régime torrentiel (bassins du Lez, de l’Aygues…) les phénomènes sont soudains, meurtriers et très dévastateurs ; les cours d’eau à crues lentes (le Rhône et la Durance) peuvent également être dangereux du fait des hauteurs d’eau atteintes.

Plus de 40 % du territoire vauclusien est également menacé par le risque d’incendies de forêt. Certains des massifs boisés du Vaucluse sont fortement urbanisés tel que le Massif d’Uchaux et des Monts de Vaucluse, ce qui accroît les risques pour les personnes et les biens.

Le Vaucluse est également concerné par d’autres types de risques comme le risque sismique et celui lié aux mouvements de terrain, en particulier les retraits-gonflements des sols argileux* dont les conséquences peuvent être matériellement importantes.


Dès lors, identifier et faire connaître le risque, par la connaissance de l’aléa et des enjeux, est un impératif pour éviter ou réduire les pertes humaines, économiques et les conséquences environnementales désastreuses. C’est l’affaire de l’État en premier lieu, par les lois et règlements qui protègent la population. C’est également l’affaire des citoyens qui, informés, ont vocation à devenir acteur de leur propre sécurité, mais aussi de celle des autres.

Créée par arrêté préfectoral du 29 février 2016, et présidée par le Préfet de Vaucluse, la CDRNM se compose de trois collèges de 12 membres chacun, nommés pour trois ans renouvelables :
un collège des représentants élus des collectivités territoriales, des établissements publics de coopération intercommunale et des établissements publics territoriaux de bassin, situés tout ou partie dans le département,
un collège des représentants des organisations professionnelles, des organismes consulaires et associations intéressées, ainsi que des représentants des assurances, des notaires, de la propriété foncière et forestière et des personnalités qualifiés,
un collège des représentants des administrations et des établissements publics de l’État intéressés.

Pour orienter les actions à mener en termes de gestion et de culture du risque, la Commission s’appuie sur le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM), qui constitue le document de référence pour apporter l’information que la population est en droit d’attendre. Élaboré par les services de l’État, le DDRM décrit avec précision, et en toute objectivité, l’ensemble des risques identifiés et les mesures de prévention mises en œuvre pour y faire face. La mise à jour de ce document prend en compte les connaissances issues d’études récentes, mais aussi les événements auxquels le département a été ou est confronté.

Pour parfaire sa diffusion auprès du public, le DDRM actualisé sera repris par les 151 communes du département dans les dossiers d’information communaux sur les risques majeurs (DICRIM), et pour celles qui y sont soumises, dans leurs plans communaux de sauvegarde. Les responsables des sites industriels y trouveront également les informations nécessaires à l’amélioration de la sécurité de leur entreprise.

La prise en compte des risques naturels dans les documents d’urbanisme se fait grâce à une concertation large et continue avec les collectivités. Dans les zones à forts enjeux, nécessitant l’arrêt ou la maîtrise de l’urbanisation, l’État élabore des plans de prévention des risques naturels (PPRN). Ces documents ne visent pas à entraver le développement territorial ou l’activité économique ; ils incitent à rechercher des solutions en dehors des zones à risques, dans un souci constant de protéger les personnes et de réduire les pertes économiques.

Pour plus d’informations, consulter le site de la préfecture de Vaucluse : www.vaucluse.gouv.fr (rubrique « politique publique des risques naturels technologiques et miniers ») ainsi que le site du Ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer, www.developpement-durable.gouv.fr (rubrique « prévention des risques ».

* le phénomène de retrait-gonflement des argiles survient en présence de terrains argileux renfermant des argiles dites « gonflantes » et en situation d’alternance de période de sécheresse de forte intensité et de période humide. Le retrait-gonflement des argiles provoque des dégâts sur la structure des bâtiments (fissuration des murs et du sol), mais ne constitue pas de risque majeur pour la population.