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La prévention

 



La surveillance

(SDIS 84)

Lors des périodes estivales, des mesures de surveillance et de prévention sont quotidiennement mises en œuvre par les autorités (communes, SDIS, DDT, ONF, Syndicat mixte de défense et de valorisation forestière, Comités communaux feux de forêts et Services Prévision de Météo France). Les massifs sensibles sont surveillés par des vigies, des patrouilles terrestres et aériennes…


Les mesures de réduction de la vulnérabilité aux incendies de forêt


Les mesures collectives

Le Plan Départemental de Protection des Forêts Contre les Incendies (PDPFCI)

La loi d’orientation de la forêt n° 2001-602 et l’article L. 133-2 du code forestier prévoient la mise en place d’un Plan Départemental de Protection des Forêts contre les Incendies (PDPFCI) dans les départements particulièrement exposés au risque d’incendie de forêt.

Le PDPFCI de Vaucluse comprend un volet « état des lieux et diagnostic » ainsi qu’une liste des actions de prévention arrêtées par le préfet (carte d’aléas, analyses statistiques des feux, zones prioritaires pour les Plans de Prévention des Risques Incendies de Forêts – PPRIF). Il est complété par un découpage du territoire selon les massifs forestiers avec une analyse stratégique détaillée pour chacun, prévoyant notamment des équipements de Défense des Forêts Contre les Incendies – DFCI – (pistes, points d’eau, vigies). Il intègre également des mesures de prévention telles que le brûlage dirigé ou le débroussaillement le long des voies ouvertes à la circulation publique.

L’aménagement des zones forestières

La Direction Départementale des Territoires (DDT) est chargée de mettre en œuvre les actions de prévention contre les incendies de forêt.
Elle le fait en concertation permanente avec l’ensemble des partenaires concernés : collectivités (Conseil départemental, cofinanceur des actions de prévention, Syndicat mixte de défense et de valorisation forestière, Parc naturel régional du Luberon), État, établissements publics forestiers (Office national des forêts et Centre régional de la propriété forestière) et le Service départemental d’incendie et de secours, ainsi qu’avec les représentants des Comités communaux « feux de forêt » et du Centre d’études pastorales Alpes-Méditerranée.
Cette réflexion collective permet de mettre en place dans le département une politique cohérente et concertée de prévention des incendies de forêt. Ces différents partenaires se retrouvent dans les commissions de programmation des crédits relatifs à la DFCI (Défense des forêts contre l’incendie) et à la mise en valeur des espaces boisés ainsi que dans l’instance réglementaire qu’est la sous-commission de sécurité feu de forêt.


Equipements DFCI dans le Vaucluse
560 kilomètres de pistes DFCI régulièrement entretenus par le Syndicat mixte de défense et de valorisation forestière, ainsi que 223 citernes normalisées d’une capacité minimum de 60 m³.
La surveillance estivale des massifs forestiers est assurée par plusieurs vigies et par 5 à 9 patrouilles terrestres de l’ONF ou d’agents de la DDT, en fonction du niveau du risque. Certaines de ces patrouilles sont équipées d’un engin de lutte et accompagnées par un sapeur-pompier.



Pour cloisonner les massifs et réduire le risque de propagation du feu, on réalise des coupures de combustibles composées à partir de larges bandes débroussaillées qui peuvent être complétées par des zones cultivées ou pâturées. L’objectif du débroussaillement vise à limiter la propagation de l’incendie et à réduire son intensité en créant des discontinuités au sol et en séparant les strates de végétation de façon qu’un feu d’herbes ne se propage pas aux broussailles puis à la cime des arbres.


La stratégie de maîtrise des feux naissants

Développée depuis 1987 dans le midi méditerranéen, elle repose sur des mesures de prévention opérationnelle :

  • quadrillage préventif du terrain, en fonction du niveau de risque météorologique, par des groupes de véhicules de lutte contre les incendies de forêt transportant chacun 18 sapeurs-pompiers,
  • Guet Aérien Armé par les bombardiers d’eau (canadairs et trackers) de la sécurité civile, permettant d’arrêter tout départ de feu dans les dix premières minutes.

Cette stratégie montre son efficacité, puisqu’elle a permis les années précédentes de traiter très rapidement la quasi-totalité des départs d’incendie (2 % des feux sont à l’origine de 90 % des surfaces brûlées et donc 98 % des feux sont stoppés avant de prendre de l’ampleur).














Les mesures réglementaires

Elles sont précisées par les arrêtés préfectoraux :

  • débroussaillement légal autour des habitations,
  • emploi du feu dans les massifs forestiers, détermination des massifs forestiers du Vaucluse,
  • accès et circulation dans les massifs forestiers.

Ces arrêtés sont disponibles sur le portail des services de l’Etat en Vaucluse : http://www.vaucluse.gouv.fr/ mais également en mairie et auprès de la DDT.

Les obligations de débroussaillement

Un arrêté préfectoral fixe et précise les règles concernant le débroussaillement obligatoire qui incombe au propriétaire ou ayant-droit et s’applique notamment :

  • aux abords des constructions, chantiers, travaux ou installations sur une profondeur de 50 mètres (selon un principe du droit des assurances, tout propriétaire est tenu d’assurer la protection de ses biens), et de 10 mètres de part et d’autre des voies privées y donnant accès,
  • sur les terrains (totalité des emprises) situés en zone urbaine délimitée par un POS ou PLU approuvé,
  • dans les ZAC, les secteurs de lotissement ou d’association foncière urbaine,
  • dans les campings et les caravanings,
  • dans les terrains situés dans les zones soumises aux prescriptions d’un Plan de Prévention des Risques Naturels.

Nota : la distance de débroussaillement peut être portée dans certaines zones à 100 mètres autour de la construction. La notion de débroussaillement comprend aussi l’enlèvement des branches des arbres si elles sont situées à moins de 3 mètres d’un mur ou surplombent le toit d’une construction.

L’emploi du feu

Il est interdit de faire du feu ou d’utiliser du matériel provoquant des étincelles (allumettes, outillage électrique…), de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions prévues au Code Forestier. Les auteurs d’incendie encourent des peines d’emprisonnement et amendes prévus par les Codes Pénal et Forestier.
Il en va de même en cas de non-respect des dispositions contenues dans l’arrêté relatif au débroussaillement.


L’accès au massif
Carte d'accès au massif forestier
En été, l’accès aux massifs forestiers du Vaucluse est réglementé par un arrêté du préfet. L’accès aux massifs peut être modulé en fonction du niveau de risque météorologique, de la position géographique du massif et de l’aménagement spécifique de certaines zones dédiées à l’accueil touristique. Consulter le portail des services de l’Etat en Vaucluse pour plus de détails.

La prise en compte du risque dans les documents de prescription (PPRIF) et d’urbanisme (PLU)

Le Vaucluse, particulièrement exposé au risque incendie de forêt (2ème risque naturel après les inondations), a fait l’objet d’une expérimentation sur ce risque qui avait donné lieu à la prescription du Projet d’Intérêt Général (PIG feux de forêt Luberon du 20 novembre 1990). Ce dispositif a permis d’assurer une maîtrise de l’urbanisation dans les zones boisées, initiant une meilleure protection des citoyens contre les feux de forêts.
Au niveau départemental, les dispositifs préventifs réglementaires et opérationnels précités, et l’avancée dans la connaissance de ce risque, ont permis la mise en place des Plans de Prévention du Risque d’Incendie de Forêt (PPRIF) qui constituent un des outils spécifiques de prévention du risque.

Le PPRIF permet de délimiter les zones concernées par le risque et d’y prescrire les mesures de prévention. Il définit les règles visant à assurer la sécurité des personnes et à limiter les dommages aux biens et aux activités. C’est le document de référence pour la prise en compte de ce risque naturel dans l’aménagement du territoire, en complément du Plan Local d’Urbanisme (PLU) qui a pour objectif principal l’organisation du territoire communal. Il vaut servitude d’utilité publique.
Lorsque le PLU prend en compte de manière satisfaisante le risque existant, le PPRIF le complète, notamment par des prescriptions constructives, des mesures de sauvegarde et des mesures de renforcement du bâti. Si ce risque n’est pas suffisamment pris en compte dans le PLU ou qu’il l’ignore, le PPRIF vient le compléter utilement.
Enfin, le PPRIF peut rendre obligatoire certaines mesures de prévention, de protection et de sauvegarde. En Vaucluse, 21 communes sont concernées par un PPRIF.


L’information et l’éducation sur le risque incendie de forêt

Le préfet et le maire ont des missions complémentaires d’information préventive du citoyen, des scolaires, des professionnels (voir la rubrique Risques majeurs).

Les acquéreurs et locataires de biens immobiliers situés dans des zones couvertes par un plan de prévention des risques naturels ou technologiques doivent être informés, dès la prescription de ce plan, des risques existant dans la zone où il est situé avant la formalisation de la transaction. Ces informations doivent être fournies par les vendeurs ou les bailleurs. Pour plus d’informations, consulter la rubrique IAL du portail services de l’Etat.
L’attention du public est notamment attirée sur les risques de feux, forestiers et agricoles (écobuages), barbecues, cigarettes, détritus, par des campagnes d’information.
Des documents sont consultables sur http://www.entente-valabre.com.

 
 

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