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Commission départementale de lutte contre la prostitution, le proxénétisme et la traite des êtres humains aux fins (...)

 

Installation de la commission départementale de lutte contre la prostitution, le proxénétisme et la traite des êtres humains aux fins d’exploitation sexuelle, en Préfecture de Vaucluse, le 21 décembre 2018.

 

Bertrand GAUME, Préfet de Vaucluse a installé, le 21 décembre 2018, la commission départementale de lutte contre la prostitution, le proxénétisme, la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle.

Créées par la loi du 13 avril 2016, les commissions départementales de lutte contre la prostitution ont pour mission de mettre en œuvre les orientations stratégiques au niveau local an matière de prévention et de lutte contre la prostitution, le proxénétisme et la traite des êtres humains. A ce titre elles élaborent une politique coordonnée d’actions en matière de prévention et de lutte contre la prostitution ainsi qu’en matière d’accompagnement des victimes. Elles sont également chargées d’émettre un avis sur les demandes des victimes de la prostitution d’intégrer un parcours de sortie de la prostitution et d’insertion sociale et professionnelle.

Désormais, les personnes victimes de la prostitution, du proxénétisme et de la traite des êtres humains bénéficient de la protection de l’Etat français. Celles qui souhaitent arrêter peuvent être aidées, accompagnées et protégées, notamment à travers le parcours de sortie de la prostitution et d’insertion sociale et professionnelle, présenté par des associations agréées à cet effet. Ce parcours repose principalement sur un accompagnement vers le droit commun en matière d’hébergement, de logement, d’accès aux soins, aux droits, d’actions d’insertion sociale et professionnelle, qui mobilise les partenaires institutionnels et associatifs.

Des droits spécifiques peuvent être mobilisés dans ce cadre : un titre provisoire de séjour autorisant le travail pour les personnes étrangères et une allocation financière d’insertion sociale pour toutes les victimes sans ressource entrant dans un parcours.

Ces droits, attribués pour six mois sont reconduits sans excéder 24 mois, durée maximale du parcours de sortie de la prostitution et d’insertion sociale et professionnelle.

Cette révision du regard que nous portons sur la prostitution, s’accompagne d’un fort volant d’actions de prévention et de sensibilisation à mettre en œuvre localement. En effet, la lutte contre la marchandisation des corps humains à vocation à intégrer les thématiques relevant de l’éducation et de la citoyenneté.