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Bilan de la Délinquance dans le Vaucluse - Année 2019

 

SÉCURITÉ PUBLIQUE

Rappels : Les zones de compétence Police/Gendarmerie

Les effectifs Police /Gendarmerie déployés en Vaucluse au 1er janvier 2019.

  • 719 personnels (militaires et civils) et 346 réservistes travaillent au quotidien dans les 4 compagnies et l’escadron départemental de sécurité routière pour la gendarmerie de Vaucluse (Avignon, Carpentras, Orange, Pertuis).
  • 574 personnels (commissaires, officiers, gradés et gardiens, contractuels, personnels administratifs techniques et scientifiques) travaillent au quotidien dans les 4 circonscriptions de police (Avignon, Carpentras-Monteux, Cavaillon et Orange) du département.

Les indicateurs de la délinquance

AVIP – Atteintes volontaires à l’intégrité physique des personnes

Cet indicateur concerne les faits de violences physiques crapuleuses* et non crapuleuses, les menaces de violences et les violences sexuelles (exemple : coups et blessures volontaires, atteintes aux mœurs, infractions contre la famille et l’enfance…). Il comprend les formes de violence affectant physiquement nos concitoyens, notamment dans la sphère familiale.

*Violences physiques crapuleuses : Violences qui ont pour but le vol, l’appropriation…

AAB – Atteinte aux biens

Les atteintes aux biens concernent les faits de vol (vols à main armée, vols avec violences, vols avec entrée par ruse, cambriolages, vols simples et liés à l’automobile), les destructions et les dégradations.

EIEF - Escroqueries et infractions économiques et financières

L’indicateur EIEF concerne les faits de faux en écriture, fausse monnaie, contrefaçons, escroqueries et abus de confiance, falsification et usages de chèques volés ou de cartes de crédits, abus de biens sociaux, fraudes fiscales.

VU – Violences urbaines

Cet agrégat correspond à l’ajout d’index statistiques (incendies de véhicule par action directe, incendies volontaires de biens publics et violences contre les personnes protégées ainsi que dégradations de mobiliers urbains) à des faits de trouble à la tranquillité publique bien définis (incendies volontaires de poubelles, jets de projectiles, occupations illicites de halls ou toits d’immeubles, affrontement entre bandes et rodéos automobiles).

SECURITE PUBLIQUE

Bilan de l’année 2019

En préambule, il convient de souligner l’impact du mouvement « gilets jaunes » qui s’est poursuivi cette année 2019 en particulier sur la première période de l’année ainsi que l’impact des manifestations de voie publique liées aux conflits sociaux au cours de la dernière période d’année 2019. Les forces de sécurité intérieure ont connu encore cette année une activité particulièrement soutenue marquée par une forte mobilisation des effectifs sur le terrain pour des missions de maintien de l’ordre {{}}qui a par conséquent obéré leur activité opérationnelle et judiciaire.

Globalement, dans ces conditions, la délinquance générale affiche pour 2019 une légère hausse.

Cette année 2019 est par ailleurs marquée par une nouvelle étape dans le déploiement de la sécurité au quotidien qui s’inscrit dans une logique de partenariat et de résolution concrète et adaptée de problèmes rencontrés par la population et les acteurs socio-économiques (bailleurs, transporteurs…) des territoires. Les forces de l’ordre étant à la fois pilotes et acteurs des dispositifs que sont d’une part les groupes de partenariat opérationnel (GPO) pour la police nationale, et d’autre part, les brigades territoriales de contact et bientôt, l’expérimentation des cellules territoriales de prévention et de contact (CTPC), pour le groupement de gendarmerie.

Après une baisse continue des atteintes aux biens, une tendance à la hausse

Après une baisse successive des AAB depuis 2014, l’année 2019 est marquée par une tendance à la hausse + 2,4 %.

Cette augmentation concerne plus particulièrement la zone police (+ 6,4%) alors que la zone gendarmerie poursuit la tendance à la baisse (-0,8%)

Parallèlement, le taux d’élucidation en matière d’AAB connaît globalement une baisse sensible ainsi que le nombre de personnes mises en cause par rapport à 2018.

Sur l’ensemble du département, le nombre de cambriolages qui était au plus bas en 2018 (3329 faits) affiche une tendance à la hausse de 4,7% (+ 156 faits), tout en restant en deçà du nombre de faits enregistrés en 2016 et 2017(3830 et 3993 faits).

Alors que la zone police a connu une diminution notable des vols avec effraction en 2018 (-21,6%), cet item est en hausse pour 2019 (+12,9%), hausse qui impacte toutes les circonscriptions sauf celle d’Orange. A contrario, en zone gendarmerie, les faits de cambriolages poursuivent la tendance à la baisse affichée en 2018 avec une diminution de -0,6 % (soit – 12 faits).

On observe toutefois pour cet item une hausse du nombre de faits élucidés (+ 41 faits).

L’investissement des gendarmes a notamment permis de mettre fin aux agissements d’une équipe de cambrioleurs qui depuis juillet 2017 opérait de nombreux raids nocturnes dans les départements de Vaucluse, Bouches-du-Rhône, Var et des Alpes-Maritimes où plus de 120 cambriolages leur sont attribués. Une première vague d’interpellations réalisée en septembre 2018 conduit à la mise en examen et à l’incarcération du chef de bande et d’un complice et l’identification de l’équipe travaillant en périphérie. En février 2019, trois nouveaux protagonistes sont interpellés. Il leur est reproché à ce jour 78 faits de vols par effraction.

Les indicateurs concernant les vols liés aux véhicules bien orientés sur l’ensemble du département depuis quelques années sont relativement stables avec une légère tendance à la hausse (+ 3 % soit +138 faits) notamment liée à la hausse des vols de véhicules et deux roues ainsi que des vols d’accessoires automobiles.

Si les vols à main armée connaissent une augmentation sur l’ensemble du territoire de + 7 faits par rapport à 2018, le taux en Vaucluse pour 1000 habitants reste inférieur au taux national.

A.A.B. (y compris destructions et dégradations)2,4%
Cambriolages 4,7 %
Vols liés aux véhicules à moteur 3,0%
Une augmentation limitée des atteintes volontaires à l’intégrité physique

La tendance des AVIP s’était inversée en 2018 avec une augmentation dans le département de + 8,3 % par rapport à 2017.

Si les AVIP poursuivent leur tendance à la hausse (+2,8 % soit 132 faits de plus pour l’année 2019), elle est plus limitée qu’en 2018 et concerne plus particulièrement la zone gendarmerie (+12%). En zone police les AVIP affichent plutôt une tendance à la baisse (-3,3%).

Cependant, le taux d’AVIP en Vaucluse pour 1000 habitants reste inférieur de plus d’un point au taux national.

La grande majorité des atteintes relève de violences non crapuleuses (plus de 60%). Ces dernières ont augmenté de 5,4 % en Vaucluse (contre 10,1% en 2018).

Les relations sociétales entre individus se dégradent fortement et donnent lieu à des agressions qui se multiplient sous des motifs bien souvent futiles

On note parallèlement une augmentation des faits élucidés pour cet item. Cette progression est continue depuis quelques années.

Concernant les violences physiques crapuleuses, elles poursuivent leur diminution (-8,4 % en 2019 et - 12% en 2018). Cette diminution s’observe toutefois qu’en zone police.

Les violences sexuelles qui en 2017, contrairement à la tendance nationale, avaient diminué dans le département de Vaucluse, affichaient une hausse en 2018 suivant ainsi la progression observée au niveau national. Cette progression s’est poursuivie en 2019 (+6,8%).

Le nombre de mis en cause a, de ce fait, augmenté de 4,6%.

Une affaire particulièrement marquante a été traitée par la gendarmerie à l’Isle-sur-la-Sorgue cette fin d’année 2019 : la séquestration, la torture et le viol d’un homme de 63 ans par 5 individus mineurs qui pénétraient chez lui par effraction depuis plusieurs jours afin de lui extorquer des fonds. Les 5 protagonistes ont été placés en maison d’arrêt.

A.V.I.P.2,8%
Violences physiques non crapuleuses 5,4%
Violences physiques crapuleuses 8,4%
Violences sexuelles 6,8%

Un petit focus sera fait cette année sur les violences faites aux femmes  :

Cette année 2019 a notamment été marquée par le Grenelle de la lutte contre les violences conjugales. Les priorités définies dans ce cadre ont été déclinées en Vaucluse à l’issue des réunions de consultations menées durant deux mois avec les acteurs publics et ceux de la société civile.

Parmi ces priorités, est inscrite l’amélioration de la prise en charge des femmes victimes. On note une tendance positive s’agissant du nombre de dépôts de plaintes enregistré mais également s’agissant du signalement systématique des cas à l’autorité judiciaire, même en l’absence de plainte.

Par ailleurs, depuis 2019, une structure d’accueil dite « grave danger » co-financée par le fonds interministériel de prévention de la délinquance a été mise en place en Vaucluse afin d’accueillir les femmes en situation de danger immédiat. La pertinence d’un tel dispositif s’est confirmé : 2 femmes avec enfants ont pu en bénéficier.

En outre, les réseaux de partenariats locaux se sont nettement développés au cours de l’année en zone gendarmerie.

S’agissant des faits constatés, on observe une légère baisse des violences en 2019 en zone police.

A titre d’exemple, on peut citer quelques dossiers marquants pour cette année :

- Viol et violences volontaires par conjoint à Avignon : suite à appel 17 de la victime, son conjoint, auteur de violences habituelles, se rebellait et insultait les fonctionnaires de police.

La victime déposait plainte pour les violences subies ainsi que pour deux viols. Le mis en cause ne reconnaissait que partiellement les faits, trouvant normal de corriger sa femme et de lui imposer des rapports non consentis. Il a été déféré puis écroué.

- Violation de domicile et violences aggravées à Avignon : la victime déposait plainte contre son ancien compagnon pour violation de son domicile et violences (gifles, chute violente, dents déchaussées, contusions faciales). Le mis en cause interpellé a été déféré puis écroué.

Des infractions économiques et financières en progression

Les infractions économiques et financières poursuivent leur progression dans le département (+ 17,1 % en 2019 contre + 0,3 % en 2018) notamment en zone police où elles ont augmenté de 25,9 % (+378 faits en 2019) mais parallèlement le taux d’élucidation de 5,6 % est en hausse.

Une forte proportion de ces infractions est constituée par des infractions commises par le biais des moyens de communications électroniques (Internet, téléphonie mobile). Ces escroqueries sont d’autant plus difficiles à réprimer qu’elles sont souvent commises à partir de serveurs situés à l’étranger.

EIEF : 17,1%
La lutte contre le trafic de stupéfiants et l’économie souterraine

Il convient de rappeler qu’en ce domaine, la hausse des infractions constatées est un indicateur d’un fonctionnement pro-actif des services.

L’agrégat des infractions à la législation sur les stupéfiants qui était reparti à la hausse en 2018, connaît une nouvelle érosion en 2019 (-7 % soit 2178 faits contre 2343 en 2018).

L’investissement et le travail d’investigation des services de police et de gendarmerie obérés par les opérations de maintien de l’ordre et les nombreuses procédures générées par les faits commis lors du mouvement « gilets jaunes » qui s’est poursuivi en 2019, se concrétisent malgré tout par des résultats notables en matière de lutte contre l’usage et le commerce des stupéfiants.

En 2019, ce sont 108,2 kilos de produits stupéfiants qui ont été saisis dans le Vaucluse dont 93 kilos de cannabis (herbe et résine), 14 kilos de cocaïne et 1,2 kilos d’héroïne mais encore plus de 1200 pieds de cannabis.

Si les saisies de produits stupéfiants concernent plus particulièrement les produits de cannabis (herbe et résine), on note une forte augmentation de produits de type drogues dures (cocaïne voire héroïne) appréhendés au cours de l’année.

Ces saisies donnent souvent lieu à la découverte d’armes à feu (fusil d’assaut, pistolets automatiques, revolvers…) susceptibles d’être utilisés dans des règlements de compte liés aux trafics de stupéfiants. 30 armes ont été saisies en 2019.

S’ajoutent à ces saisies de stupéfiants, des saisies de numéraires qui représentent pour 2019 un montant total de 226 706 €.

Par ailleurs, 4 véhicules dont 2 deux roues ont fait l’objet de saisies.

Enfin, en zone police ce sont 126 affaires qui ont été initiées en 2019 contre 87 en 2018 en matière de démantèlement de trafics. En zone gendarmerie, l’implication a été plus forte dans la lutte contre les trafics et les usages-revente que sur les seuls usages.

A ce titre, le travail des effectifs peut être illustré par quelques affaires marquantes :

- l’interpellation en janvier 2019 à Avignon de la compagne d’un un individu incarcéré pour trafic de stupéfiants alors qu’elle transportait dans son véhicule 5 kilos de résine de cannabis ;

- l’interpellation en mars 2019, d’un individu ainsi que la saisie de 53 gr d’héroïne, produit revendu à 15 euros le gramme. Le mis en cause a été déféré et condamné à 3,5 ans de prison ferme ;

- la saisie en septembre 2019 de 540 pieds de cannabis sur des terrains en friche sur l’agglomération d’Avignon, l’herbe de cannabis étant destinée au marché local ainsi qu’à la vente sur le « Dark Net » La valeur marchande des produits saisis se monte à 250 000 euros au prix de gros et à 5000 000 euros pour la vente au détail ;

- l’interpellation en novembre 2019 de 6 individus ainsi que la saisie de produits, de numéraires et autres matériels à Monteux dans le cadre d’une affaire de trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs qui s’est soldée par le déferrement de 5 des individus mis en cause ;

- l’interpellation en septembre 2019 de 9 individus dans le cadre d’un trafic d’héroïne dont la valeur marchande est estimée à 348 000€. Ils effectuaient de multiples trajets vers l’Espagne afin d’alimenter les consommateurs locaux du secteur gendarmerie. 5 d’entre eux sont incarcérés et 4 sous contrôle judiciaire.

Des violences urbaines contrastées

Après une hausse en zone police en 2018, les violences urbaines affichent globalement une diminution sensible de 56 faits soit 229 faits contre 285 faits en 2018.

Cette diminution concerne l’ensemble des agrégats (incendie de véhicules, incendies de poubelles, jets de projectiles). C’est plus particulièrement la circonscription d’Orange qui enregistre la baisse la plus importante (– 43 faits) alors qu’elle est beaucoup plus nuancée dans les circonscriptions de Carpentras (-4 faits) et Cavaillon (-1 fait).

Seuls les incendies de poubelles affichent une hausse dans deux circonscriptions (Avignon +11 faits et Carpentras + 6 faits).

A contrario, les indicateurs de violences urbaines connaissent une légère évolution en zone gendarmerie (127 faits contre 103 faits en 2018). Cette hausse concerne notamment les incendies (véhicules, poubelles et biens publics), 101 faits contre 67 en 2018, dont majoritairement des incendies de véhicules (+25 faits). Les jets de projectiles ont toutefois diminué (- 11 faits).

Une délinquance en demi-teinte dans les ZSP

La délinquance globale a diminué dans l’ensemble des secteurs du département classés ZSP.

La délinquance en ZSP gendarmerie : l’ensemble des items affichent globalement une hausse. Cette dernière touche chacun des 3 secteurs (Le Pontet, Sorgues et Vedène).

La plus notable concerne les escroqueries et infractions économiques et financières (+ 16,7 % soit plus 32 faits). Les AVIP augmentent de manière plus limitée avec une hausse de 15 faits et conformément à la tendance observée sur l’ensemble de la zone on peut noter une hausse des violences non crapuleuses et crapuleuses.

Toutefois, contrairement à la diminution globale des AAB en ZGN, ces dernières affichent une hausse en ZSP.

On peut toutefois souligner une diminution des cambriolages sur le secteur de Vedène.

La délinquance en ZSP police  : la délinquance générale en ZSP d’Avignon reste stable après la baisse de 4,07 % enregistrée en 2018 : 402 faits pour 401.

Le taux d’élucidation progresse nettement (+ 7,36%).

La délinquance de proximité augmente de 11,76 %, avec 16 faits constatés supplémentaires. Cette hausse est notamment due aux vols avec effraction (+ 10 faits) et aux vols de véhicules 58,82 % (+ 10 faits également).

Les IRAS augmentent de 33,33 %, avec un différentiel de + 10 faits, et un taux d’élucidation en progression de 37,93 %. Cette progression est notamment due aux trafics de stupéfiants (1 pour 3) et aux trafics et usages de stupéfiants (1 pour 5).

La plupart des autres items sont à la baisse, notamment les vols avec violences qui chutent de 62,50 % (3 faits contre 8 en 2018).

En conclusion :

Le travail quotidien de terrain, d’investigation et d’interpellation témoignent de la pertinence et de l’activité des services de police et de gendarmerie même s’il a été fortement impacté par la mobilisation de ces derniers mois dans le cadre des divers mouvements sociaux.

Par ailleurs, la mise en œuvre d’outils de prévention et de partenariats notamment les interventions des référents sûreté, les opérations « tranquillité vacances » et anti hold-up, le dispositif gendarmerie VIGIDEL, les partenariats avec les chambres consulaires et/ou organismes professionnels du département (des conventions de partenariat ont ainsi été signées avec le syndicat des buralistes en 2018 puis en 2019 avec, la chambre d’agriculture, l’UP-MEDEF et la CPME) sont autant de facteurs qui participent à la lutte contre la délinquance.

Cette lutte se fera aussi par le développement d’une culture de la sécurité afin que chacun devienne acteur au travers de dispositifs tels que les protocoles de participation citoyenne (29 protocoles sont en vigueur dans le département) mais également des dispositifs tels que les GPO instaurés en zone police depuis le 1er juin 2019 qui se sont réunions en moyenne 5 fois dans chacune des circonscriptions durant les 8 mois, et les CTPC qui seront opérationnels dans les communes en ZSP de la zone gendarmerie au cours du 1er semestre 2020.


L’accidentalité en Vaucluse : Bilan 2019

SOMMAIRE

1- les données chiffrées

- ATBH

- les catégories d’usagés impliqués

- les tranches d’âge

- les facteurs d’accidents

2- Mise en œuvre de la politique locale pour lutter contre l’accidentalité routière

- les actions répressives de forces de l’ordre

- les suspensions administratives prises par le préfet de Vaucluse

- les actions de sensibilisation du PDASR

3- L’activité du pôle sécurité routière en quelques chiffres

Les données

HISTORIQUE :

LES DONNÉES ATBH

Donnée ATBH*AccidentsTuésBlessésBlessés hospitalisés
2018 249 37 311 181
2019 240 33 306 177
Moyenne 2014-2018 263 42 322 236
Évolution 2019/moyenne quinquennale -8,75 % -21,40 % -5,00 % -25,00 %
Évolution 18-19 -3,60 % -11,00 % -1,60 % -2,20 %

* ATBH : Accident / Tué / Blessé / Hospitalisé

Le département connaît, comme au plan national, une diminution du nombre de tués sur les routes en 2019 avec 33 tués dans 30 accidents mortels.

Pour obtenir des données fiables, il est indispensable de comparer l’année 2019 avec la moyenne quinquennale 2014-2018. On observe que le nombre des tués se situe sous cette moyenne de 42 tués à hauteur de -21,4 %.

L’année 2019 devient donc avec 2015 (27 tués) la deuxième année la moins meurtrière de l’histoire.

Les objectifs du département en matière de mortalité routière

  • Nombre des tués en 2018 : 37
  • Nombre de tués en 2019 (données non consolidées) : 33
  • Objectif 2020 : 21 (moins de 2 000 tués au niveau national)

Nombre de tués en fonction de l’âge des usagers

{{}} - De 18 ans 18-24 25-44 45-65 + de 65 ans Moyenne d’âge
2019 1 6 7 12 7 46
2018 1 1 19 12 4 47

La part des actifs impliqués dans les accidents mortels demeure majoritaire. On notera tout de même une baisse significative des tués dans la tranche d’âge 25-45 ans.

La part des séniors dans les accidents mortels de la circulation est en augmentation. 4 d’entre eux étaient des conducteurs de véhicules particuliers, 3 étaient des usagers vulnérables (2 piétons et 1 cycliste).

Catégorie d’usagers

{{}} PIETONS VELOS 2RM VL PL AUTRES TOTAL
2019 8 1 8 15 1 0 33
2018 8 3 5 21 0 0 37

La part des usagers dits vulnérables est légèrement supérieure au reste des usagers : La part des 2 RM dans les accidents mortels augmente de 60 % par rapport à 2018. Si l’on observe une baisse des cyclistes impactés dans les accidents mortels, la part des piétons demeure élevé malgré la stabilité des personnes tuées.

D’autre part, malgré un département où le tourisme est important et, qui est un carrefour important en termes de trafic routier avec 8324 km de voirie, on note que sur les 33 personnes décédées, 29 sont des vauclusiens.

Nous comptabilisons 26 hommes et 7 femmes dans les accidents mortels.

Principaux facteurs d’accident en 2019.

Concernant les 2 RM, les facteurs sont doubles : pour moitié des accidents, une perte de contrôle de la moto suite à une vitesse excessive a été constatée. Pour l’autre moitié, les accidents mortels ont été dus à un non-respect des règles de priorité par les conducteurs de véhicules de tourisme. Dans tous les cas, une vitesse inadaptée ou un manque de maîtrise du véhicule semblent être les principales causes.

Concernant les usagers vulnérables (cyclistes et piétons), ils ont tous été percutés par un véhicule de tourisme. La majeure partie des accidents sont causés par les piétons eux- mêmes car ils n’ont pas pris les précautions d’usages pour traverser la chaussée : hors des passages piétons, entre 2 véhicules, sans regarder avant de traverser ou alcoolisé pour un cas, et sur autoroute pour un autre cas.

Pour les véhicules de tourisme, la majeure partie des accidents est due à un non-respect de la réglementation et à une vitesse excessive. Cela débouche sur une perte de contrôle du véhicule et le heurt d’un obstacle. La part des accidents avec une alcoolémie positive est en hausse cette année.

Globalement, on constate une évolution en cours d’année des principaux facteurs d’accidents mortels sur le secteur gendarmerie. On note sur le premier semestre que les accidents mortels sont dans l’ordre constaté, l’usage d’alcool et de stupéfiants, les excès de vitesse et les non-respects des règles de priorité. Le dernier trimestre analysé inverse cette tendance, l’usage d’alcool et de stupéfiants passant à la 3ème position des facteurs d’accidents mortels constatés.

Pour le secteur police, le non-respect des règles de priorité et la vitesse excessive demeurent les principaux facteurs de mortalité tout au long de l’année.

Cartographie des accidents dans le département de Vaucluse

Cartographie des accidents mortels

Il n’y a pas à proprement parler de points noirs dans le département. Néanmoins, on constate que l’ouest du département est le plus touché par la mortalité routière.

L’essentiel des accidents mortels en 2019 est concentré sur les agglomérations, plus particulièrement Orange et Avignon. Ce sont les usagers vulnérables qui sont les plus impactés.

Cartographie des accidents avec blessés et blessés hospitalisés

Nous constatons là encore la prédominance des accidents sur la partie ouest du département.

Toutefois, on peut noter un nombre important d’accidents dans les parties montagneuses du département, et notamment autour du Mont Ventoux, tant du côté nord vers Malaucène, que du côté est en partant de Sault. Cette partie dénombre plus d’accidents mais dont la gravité est moindre.

Les cyclistes et les conducteurs de véhicule 2RM sont essentiellement impactés dans ces accidents.

Mise en œuvre de la politique locale de sécurité routière

Les actions entreprises pour faire reculer l’accidentalité en Vaucluse

Les actions répressives des forces de l’ordre

secteur gendarmerie nationale

activité au 30 novembre 2019

INFRACTIONS 2018 2019 VARIATION
ALCOOL 1333 1175 -11.85 %
STUP 564 711 26.06 %
VITESSE 4918 5644 14.76 %
CSA 18269 18919 ----
PRIORITÉS 1989 1800 -9.50 %

secteur police nationale : activité au 30 novembre 2019

Objet OLE

Les infractions graves génératrices d’accidents restent une priorité dans le département.

Malgré une baisse de l’emploi des forces de l’ordre sur l’activité routière dues aux divers mouvements sociaux intervenus au cours de l’année 2019, et le nombre de radars fixes détérioré, à l’instar des autres départements de France, le nombre d’infractions demeure élevé. La présence des forces de l’ordre sur les routes permet de créer un climat d’insécurité pour les conducteurs infractionnistes.

A ce titre, les infractions relatives aux consommations de produits stupéfiants sont en nette hausse.

Les suspensions administratives prises par le préfet de Vaucluse

2019

Objet OLE

2018

Objet OLE

Les suspensions administratives de permis de conduire (SPC) dans le département ont augmenté de 12,4 % entre 2018 et 2019 (+ 30% depuis 2017).

Si la part des SPC suite à une alcoolémie positive est à la baisse (-2,5%), on constate une nette augmentation des SPC suite à l’usage de produits stupéfiants (+17%) et une explosion des infractions liées aux excès de grande vitesse (+80%)

La préfecture de Vaucluse prend en moyenne 120 mesures de SPC par mois en 2019, contre 106 en 2018 et 92 en 2017.

Cette hausse devrait s’accentuer en 2020 avec la modification du code de la route (Loi LOM du 24 décembre 2019) permettant un retrait immédiat du permis de conduire par les forces de l’ordre pour le conducteur d’un véhicule faisant usage du téléphone au volant couplé à une autre infraction.

Les actions de sensibilisation dans le cadre du plan départemental d’actions de la sécurité routière 2019

Les actions de sensibilisation ont été réalisées en fonction de l’accidentologie étudiée en 2018. Certaines s’inscrivent dans le cadre du PDASR, d’autres en lien avec les évolutions réglementaires ou l’actualité.

Les diverses associations et IDSR ont été mobilisés pour la réalisation de ces actions.

Les actions de sensibilisations ont été développées selon 4 axes :

1-Les jeunes :

- écoles maternelles

- écoles primaires,

- collèges (8 campus SR en collaboration avec le CD84)

- lycées dans le cadre de la journée de sensibilisation des classes de 2nde.

- UEMO adolescents en rupture avec la société

- participation dans le volet sécurité routière du Service National Universel

92 journées de sensibilisation en tout.

2- Les usagers vulnérables

2.1- Les deux-roues motorisés :

- Organisation de stages de perfectionnement à la conduite moto à destination des entreprises (ENEDIS et perfectionnement des motocyclistes des polices municipales du département).

- Présence lors de journées portes ouvertes de certaines concessions moto du département (sensibilisations au port d’équipements individuels)

- 1 session trajectoires de sécurité en collaboration avec la gendarmerie nationale (action d’actualité depuis l’annonce de cette notion dans la future épreuve de la catégorie A2 du permis de conduire).

- 1 session de reprise de guidon au mois de mai à Cavaillon avec un village sécurité routière pour sensibiliser tous les publics.

- 2 sessions de formation d’une semaine au permis AM en collaboration avec l’éducation nationale et la police nationale

- intervention de la piste CSR/Attitude prévention

Toutes les actions 2 RM permettent de sensibiliser sur le port des équipements individuels de protection ainsi que la valorisation du port du gilet airbag.

Les 15 journées consacrées aux 2 RM ont permis de sensibiliser 450 usagers 2RM. 

2.2- Les actions sociales

- intervention en faveur des séniors, des migrants et des gens du voyage : explication du code de la route (8 journées en tout).

3- le milieu professionnel

- Sensibilisation à la sécurité routière dans les entreprises qui en font la demande : groupe Orano, VEOLIA,

- Signature de la charte des entreprises qui s’engagent dans la sécurité routière : groupe Berbiguier automobile

- Certaines collectivités territoriales pour la formation de leur personnel (ex : mairie de l’Isle sur la Sorgues).

4- les actions transversales

Présence d’un stand sécurité routière dans les foires et les salons du département afin de toucher un maximum de personnes :

Avignon motor festival, foire d’Avignon, foire de Bollène, salon de l’auto d’Avignon, vélo passion, challenge national des sapeurs pompier, journée SR en collaboration avec la mairie de Séguret et de Bédarrides, congrès des sapeur pompiers de Lourmarin, journée des sécurités, présence d’un stand de sécurité routière en collaboration avec la croix blanche lors du festival d’Avignon

54 journées ont été mobilisées pour sensibiliser le grand public.

La communication

Un large plan de communication a été effectué pour valoriser chacune des opérations et porter ainsi des messages relatifs à l’investissement des différents acteurs de la sécurité routière dans le département.

La presse a été présente sur la majorité des actions et des articles de journaux ont été nombreux. L’ensemble des actions a été également diffusé sur les réseaux sociaux de la préfecture de Vaucluse.

Dans le cadre du PDASR, des radios locales ont été financées : RTVFM qui propose des émissions de 45 minutes sur des thèmes de sécurité routière et RCF qui propose des mini- spots de sensibilisation tout au long de l’année.

Le pôle sécurité routière en quelques chiffres

sur la partie prévention :

- 175 journées initiées par le PSR, en collaboration avec les associations du PDASR et les 11 IDSR,

- une peu plus de 8000 personnes sensibilisées (les personnes qui se sont limitées à récupérer un flyer sur nos stands lors des foires et salons ne sont pas quantifiées),

- 339 procédures d’accidents mortels ou graves traitées dans le cadre des remontées statistiques à la DSR.

Sur la partie sanction et droits à conduire :

- 1434 procédures de suspension de permis de conduire

- 119 commissions médicales organisées, soit 3570 personnes reçues

- 2259 prises d’arrêtés suite à visite médicale

- 12184 autres procédures relatives aux droits à conduire (décisions judiciaires, notifications, soldes nuls, dossiers consultés pour TGI, réponses aux forces de l’ordre, etc.).