Contenu

(Atlas version beta) Risques et Nuisances en Vaucluse

 
 


Les plans de préventions des risques (PPR) en VaucluseSommaire


A la suite des catastrophes survenues, notamment dans le sud de la France, au cours des années 1988 (Nîmes) et 1992 (Vaison-la-Romaine), un nouvel élan a été donné à la politique de prévention des risques.

Ainsi, les Plans de Prévention des Risques naturels prévisibles (PPRn) ont été institués par la loi du 2 février 1995, modifiant la loi du 22 juillet 1987, et désormais codifiés aux articles L.562-1 à 9 du Code de l’environnement.

L’article L. 562-1 du Code de l’Environnement dispose : « L’État élabore et met en application des plans de prévention des risques naturels prévisibles tels que les inondations, les mouvements de terrain, les avalanches, les incendies de forêts, les séismes, les éruptions volcaniques, les tempêtes ou les cyclones. »

Dans le Vaucluse à ce jour, il n’a été prescrits et approuvés que des PPRn pour le risque inondation et les feux de forêts. Pour autant, d’autres risques naturels sont connus notamment le risque sismique et les risques liés au retrait-gonflement des sols argileux.


Sur les PPR inondation (PPRi) :Sommaire

Les PPRi visent à éviter une aggravation de l’exposition aux inondations des personnes et des biens et à réduire leurs conséquences négatives sur les vies humaines, l’environnement, l’activité économique et le patrimoine culturel. L’atteinte de ces objectifs passe par une connaissance fine des éléments suivants et de leurs interactions :

  • L’aléa inondation en tout point du territoire concerné (c’est à dire les niveaux de danger atteints dans l’ensemble de la zone inondable) ;
  • Les enjeux soumis à cet aléa et leur vulnérabilité aux inondations ou leur capacité d’expansion de crue.

Les PPRi délimitent les zones exposées au risque d’inondation, y réglementent l’urbanisation en fonction de l’occupation actuelle du territoire et du niveau de danger, et y prévoient des mesures de réduction de vulnérabilité et de sauvegarde des enjeux existants. Les zones suivantes sont définies par un PPRi :

  • les zones inconstructibles, où la règle générale est l’interdiction d’implanter de nouvelles constructions, sauf exceptions permises sous conditions ;
  • les zones constructibles, où la règle générale est l’autorisation d’implanter de nouvelles constructions dans le respect de prescriptions adaptées au type d’enjeu et au niveau de risque.

Différents types d’inondations peuvent se produire selon la nature même du cours d’eau, l’urbanisation et les aménagements effectués par l’homme, tant dans le cours d’eau lui-même, que dans l’ensemble du bassin versant. En règle générale, dans le Vaucluse, toutes les crues de rivière sont des crues torrentielles, sauf celles concernant le Rhône, le bassin des Sorgues et, dans une moindre mesure, la Durance.
Selon la pente générale du cours d’eau, on peut distinguer plusieurs types de crues :

  • les crues lentes des fleuves et des rivières provoquant les inondations de plaines. La durée de submersion est souvent longue,
  • les crues torrentielles des fleuves et rivières ou torrents provoquant des crues rapides avec des vitesses d’écoulement importantes. Des érosions de berges sont possibles et des matériaux peuvent être transportés en grande quantité,
  • les inondations par ruissellement provoquant un envahissement très rapide des lieux, particulièrement en zone urbanisée.

147 des 151 communes du département sont répertoriées comme étant concernées par le risque inondation.


Sur les PPR feu de forêt (PPRif) :Sommaire

On définit le feu de forêt comme un incendie qui a atteint une formation forestière (organisée ou spontanée) ou des zones boisées (garrigues, friches et maquis) dont la surface, d’un seul tenant, est supérieure à 1 hectare. 85 % environ des départs de feux sont d’origine anthropique (du fait de l’homme) et 15 % ont une cause naturelle (exemple : la foudre). C’est en cela que le risque incendie de forêt se différencie des autres risques « naturels ». L’imprudence (43 % des causes connues) ou l’accident (26 %) sont à l’origine des départs d’incendie. La plupart sont dus à l’emploi du feu (brûlage, barbecue), aux mégots de cigarettes ou aux dépôts d’ordures (autorisés ou sauvages)…
Il faut aussi incriminer la malveillance (mise à feu volontaire, représentant environ 6 % des causes connues de départ de feu), laquelle génère souvent les feux les plus grands et les plus virulents.

Le Vaucluse comporte plus de 150 000 ha de forêts, landes et garrigues soit 41 % de la superficie du département. Sur les 151 communes vauclusiennes, 150 sont concernées par ce risque (arrêté préfectoral n°2012363-008 signé le 28 décembre 2012).
Certaines zones sont toutefois plus exposées comme le Luberon, les Monts de Vaucluse et le massif d’Uchaux, en raison des espèces végétales, de la configuration des lieux et d’une urbanisation importante à proximité des zones forestières.
De ce fait, ces trois zones ont fait l’objet de prescriptions de Plan de Prévention des Risques Incendie de Forêts (PPRif) approuvés par le préfet.

Sur les PPR technologique (PPRt) :Sommaire

La loi n°2003-699 du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques et naturels et à la réparation des dommages prévoit l’élaboration de plans de prévention des risques technologiques (PPRt). Leur objectif est de résoudre les situations difficiles en matière d’urbanisme héritées du passé et mieux encadrer l’urbanisation future. Les PPRt concernent les établissements SEVESO "seuil haut" (Autorisation avec Servitude - AS).


Dans le Vaucluse à ce jour, il n’a été approuvés qu’un seul PPRt sur la commune de Sorgues. Un second PPRt, sur la même commune, a été annulé par le tribunal administratif de Nîmes en 2016.



Pour visualiser la carte en plein écran cliquez ici

Données SIG :
Toutes les données localisées relatives aux plans de prévention des risques naturels et technologiques du département de Vaucluse sont accessibles via cette fiche du site GéoIDE Catalogue.


Le risque inondation hors PPRSommaire


L’atlas des zones inondables (AZI) :Sommaire



En complément des PPRi, la connaissance des zones inondables est un préalable à toute action. Les atlas des zones inondables (AZI) constituent un outil de référence pour les services de l’État et ont vocation à être enrichis à mesure de l’évolution des connaissances. La méthode utilisée est la méthode hydrogéomorphologique, qui permet de cartographier à l’échelle 1/25 000 des phénomènes d’inondation susceptibles de se produire en l’état naturel des cours d’eau. Ces atlas sont un préalable à la réalisation des Plans de Prévention des risques d’inondation (PPRi).

Pour visualiser la carte en plein écran cliquez ici

Données SIG :
Toutes les données localisées relatives aux plans de prévention des risques naturels et technologiques du département de Vaucluse sont accessibles via cette fiche du site GéoIDE Catalogue.




Les Territoires à Risques Importants d’inondation (TRI) :Sommaire



Le Vaucluse est inclus dans les 31 Territoires à Risques Importants d’inondation (TRI) identifiés par l’arrêté du Préfet coordonnateur de bassin Rhône-Méditerranée du 12 décembre 2012.

La sélection du TRI d’Avignon – Plaine du Tricastin – Basse Vallée de la Durance s’est appuyée en première approche sur l’arrêté ministériel du 27 avril 2012 qui demande de tenir compte, a minima, des impacts potentiels sur la santé humaine et l’activité économique de l’évaluation préliminaire des risques d’inondation (EPRI). Le périmètre du TRI, constitué de 90 communes autour des bassins de vie d’Avignon, d’Orange, de la Plaine du Tricastin et de la Basse Vallée de la Durance, a été précisé pour tenir compte de certaines spécificités du territoire (dangerosité des phénomènes, cohérence hydraulique, pression démographique ou saisonnière, caractéristiques socio-économiques, …).

Le TRI d’Avignon – Plaine du Tricastin – Basse Vallée de la Durance a été retenu au regard des débordements des cours d’eau. Parmi tous les cours d’eau étudiés (le Rhône, la Durance, l’Ardèche, l’Ouvèze, le Lez, l’Aygues/la Meyne et le Rieu, les Sorgues, la Nesque, le Bassin Sud Ouest Mont Ventoux, l’Eze, la Cèze et la Tave ) seuls 6 ont pu être cartographiés en totalité, pour les trois types d’événements, dans ce premier cycle de mise en œuvre de la Directive Inondation, à savoir :

  • le Rhône
  • la Durance
  • l’Ardèche
  • le Lez
  • la Cèze
  • l’Eze

Il convient donc de rappeler qu’il s’agit d’une cartographie non exhaustive des phénomènes de débordements. Cet état des connaissances pourra être complété soit dans le cadre des futures stratégies locales soit lors du prochain cycle de la Directive inondation.

Les surfaces inondables des cours d’eau suivants ont été cartographiées uniquement pour l’événement moyen, pour rappel des aléas connus dans les PPRI approuvés sur ces bassins versants : l’Ouvèze, le bassin Sud Ouest Mont Ventoux et l’Aygue/la Meyne et le Rieu.

La cartographie des surfaces inondables et des risques d’inondation du TRI est constitué d’un jeu de plusieurs types de cartes :

  • Des cartes des surfaces inondables de chaque scénario (fréquent, moyen, extrême) pour les débordements de cours d’eau (et pour les submersions marines) : elles représentent l’extension des inondations, les classes de hauteurs d’eau, et le cas échéant les vitesses d’écoulement. Selon les configurations et l’état des connaissances propre à chaque cours d’eau, certains cours d’eau du TRI sont cartographiés de manière séparée.
  • Des cartes de synthèse des surfaces inondables des différents scenarii pour les débordements de cours d’eau (et pour les submersions marines) : elles représentent uniquement l’extension des inondations synthétisant sur une même carte les débordements des différents cours d’eau selon les 3 scenarii.
  • Des cartes des risques d’inondation : elles représentent la superposition des cartes de synthèse avec les enjeux présents dans les surfaces inondables (bâti ; activités économiques ; installations polluantes ; établissements, infrastructures ou installations sensibles dont l’inondation peut aggraver ou compliquer la gestion de crise).

NB : les cartes et leurs rapports explicatifs sont disponibles au format pdf sur le lien suivant. Seules ces cartes font foi. Leur échelle de validité est le 1/25000e. Il s’agit d’une cartographie partielle qui ne prend pas en compte tous les cours d’eau du TRI.

La cartographie du TRI d’Avignon – Plaine du Tricastin – Basse Vallée de la Durance apporte un approfondissement et une harmonisation de la connaissance sur les surfaces inondables et les risques pour les débordements de certains cours d’eau pour 3 types d’événements (fréquent, moyen, extrême). De fait, elle sert de premier support d’évaluation des conséquences négatives des inondations sur le TRI pour ces 3 événements en vue de la définition d’une stratégie locale de gestion des risques d’inondation.

Elle vise en outre à enrichir le porter à connaissance de l’État dans le domaine des inondations et à contribuer à la sensibilisation du public. Plus particulièrement, le scénario « extrême » apporte des éléments de connaissance ayant principalement vocation à être utilisés pour préparer la gestion de crise.

Toutefois, cette cartographie du TRI n’a pas vocation à se substituer aux cartes d’aléa des PPRI dont les fonctions et la signification ne sont pas les mêmes.

Pour visualiser la carte en plein écran cliquez ici



Pour visualiser la carte en plein écran cliquez ici

Les Programmes d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI) :Sommaire


Les PAPI sont des outils de mise en œuvre de la politique de prévention des risques naturels d’inondation qui complètent les dispositifs réglementaires existants (comme les plans de préventions des risques naturels d’inondations). Mis en place depuis 2003, ils contractualisent des engagements de l’État et des collectivités territoriales pour réaliser des programmes d’études et/ou de travaux de prévention des risques liés aux inondations avec une approche globale de prévention à l’échelle du bassin de risque.
On distingue 2 type de démarches "PAPI" : complète ou d’intention.
Un dispositif de labellisation vise à garantir la cohérence et la pertinence des projets, notamment à l’appui d’analyse socio-économique pour les investissements les plus importants.

Pour visualiser la carte en plein écran cliquez ici


Les autres risques en VaucluseSommaire


Le risque retrait gonflement des argiles (RGA) :Sommaire

On dénombre sur le département de Vaucluse plus de 900 sinistres liés au problème de retrait-gonflement des sols argileux.
Des sinistres nombreux et coûteux, traduit généralement par des fissures dans les murs, dalles et plafonds, par la dislocation des ouvertures. Les dégâts peuvent être importants et le coût des réparations considérable.

Le BRGM a établi une cartographie de l’aléa retrait-gonflement des sols argileux basée sur l’analyse des cartes géologiques, l’étude de susceptibilité des sols au regard de la sécheresse et l’examen des sinistres.



Le risque radon :Sommaire

Le radon est un gaz radioactif d’origine naturelle provenant de la désintégration du radium, lui-même issu de la désintégration de l’uranium contenu dans la croûte terrestre. Il est inodore et incolore. Le radon est présent partout à la surface de la Terre mais plus particulièrement dans les sous-sols granitiques et volcaniques.

Le département de Vaucluse ne fait pas partie des départements présentant un risque moyen ou élevé, mais dans certaines communes des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon vers les bâtiments.

Le risque sismique :Sommaire

Un séisme est provoqué par une rupture brutale des roches le long d’un plan de faille. Cette rupture génère des ondes sismiques. Le passage des ondes à travers le sol provoque des vibrations qui peuvent être ressenties à la surface. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur est l’une des plus soumises au risque sismique en France métropolitaine.


Le risque mouvement de terrain :Sommaire

Ce sont des déplacements, plus ou moins brutaux, du sol ou du sous-sol, d’origine naturelle ou résultant d’activités humaines (origine anthropique). Les volumes en jeu sont compris entre quelques mètres cubes et quelques millions de mètres cubes. Les déplacements peuvent être lents (quelques millimètres par an) ou très rapides (quelques centaines de mètres en quelques secondes).

109 communes du département sont concernées par les mouvements de terrain.
Les origines des mouvements de terrain sont différentes selon la nature du relief du département : plaines, versants rocheux, falaises…

Le risque pollution des sols, Secteurs d’Information sur les Sols (SIS) et anciens sites industriels :Sommaire

En matière de sites et sols pollués, les démarches de gestion mises en place s’appuient sur les principes suivants : prévenir les pollutions futures, mettre en sécurité les sites nouvellement découverts, connaître, surveiller et maîtriser les impacts, traiter et réhabiliter en fonction de l’usage puis pérenniser cet usage, garder la mémoire, impliquer l’ensemble des acteurs.

Pour visualiser la carte en plein écran cliquez ici


Les Bruits des infrastructures de transport en VaucluseSommaire


Les plans d’exposition aux bruits (PEB) :Sommaire

Le PEB est destiné à encadrer l’urbanisation dans les zones de bruit au voisinage des aéroports.

Les cartographies sur les bruits dans les infrastructures :Sommaire

Les cartes de bruit portent sur le réseau routier départemental et communal dont le trafic est supérieur à 3 millions de véhicules par an.

Trois types de cartes sont établies :

Les cartes de type A, qui localisent les zones exposées au bruit à l’aide de courbes isophones,
Les cartes de type B, qui représentent les secteurs affectés par le bruit de part et d’autre des voies identifiées dans le classement sonore des infrastructures de transports terrestres,
Les cartes de type C, qui localisent les zones où les valeurs limites de niveau sonore sont dépassées.

Cela concerne également le réseau routier national et autoroutier ainsi que le réseau ferroviaire (LGV et lignes classiques).

Pour visualiser la carte en plein écran cliquez ici


Pour visualiser la carte en plein écran cliquez ici




Liens utilesSommaire

Vous trouverez de plus amples informations sur la thématique Risques et Nuisances ci-dessous :


Conseils d’utilisation - Signalement d’anomalieSommaire


Pour avoir une meilleure lisibilité, il est conseillé d’ouvrir les cartographies interactives en plein écran (lien en dessous de chaque carte)

En cas de difficultés d’utilisation des cartographies interactives, veuillez consulter les différentes aides en fonction de l’outil utilisé :

  • Pour l’outil Statistiques locales de l’INSEE cliquez ici


Si vous souhaitez signaler une erreur, un changement ou une omission, vous pouvez le faire en nous écrivant sur cette adresse mail : ddt-sct@vaucluse.gouv.fr