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À vélo, le casque devient obligatoire pour les enfants de moins de 12 ans

 

Lors du comité interministériel de la sécurité routière du 2 octobre 2015, Manuel Valls, Premier Ministre, a réuni autour de lui les ministres les plus concernés pour établir un plan d’action interministériel de la sécurité routière. Le Gouvernement a ainsi montré sa détermination pour protéger les plus vulnérables avec la mesure n°16 qui vise à réduire la gravité des blessures au visage et les risques de traumatismes crâniens des enfants pratiquant le vélo : à partir du 22 mars 2017, le port du casque à vélo devient obligatoire pour les enfants (conducteurs ou passagers) de moins de 12 ans.

L’accidentalité des enfants cyclistes (ONISR [1])

  • On estime à environ 5,5 millions les usagers vélo occasionnels ou réguliers âgés de moins de 12 ans,
  • L’accidentalité routière des cyclistes âgés de moins de 12 ans concerne 181 enfants en 2015 parmi lesquels 1 enfant a été tué et 170 enfants ont été blessés, dont 71 blessés hospitalisés,
  • Sur une période de 5 ans (2011-2015), 1 178 enfants de moins de 12 ans ont été impliqués dans un accident de vélo, parmi lesquels 26 enfants ont été tués et 442 ont été blessés. 91 % de ces accidents (et 85 % des décès) se sont produits en agglomération.

L’équipement du vélo

Pour rouler en toute sécurité, le cycliste doit impérativement disposer d’un vélo en bon état, bien équipé et connaître et appliquer les règles élémentaires de déplacement, en ville et hors agglomération, de jour, comme de nuit.

Les équipements obligatoires

  • Deux freins, avant et arrière,
  • Un feu avant jaune ou blanc et un feu arrière rouge (la nuit ou le jour lorsque la visibilité est insuffisante),
  • Un avertisseur sonore,
  • Des catadioptres (dispositifs rétroréfléchissants) : de couleur rouge à l’arrière, de couleur blanche à l’avant, de couleur orange sur les côtés et sur les pédales,
  • Le port d’un gilet rétroréfléchissant certifié est obligatoire pour tout cycliste (et son passager) circulant hors agglomération, la nuit, ou lorsque la visibilité est insuffisante.

Le casque : une protection des risques de blessure à la tête en cas de chute

Les chocs à la tête chez les jeunes enfants peuvent causer des traumatismes plus graves que chez les adultes ou adolescents. Le casque diminue le risque de blessure sérieuse à la tête de 70 %, le risque de blessure mineure de 31 % et le risque de blessure au visage de 28 %. Une étude de l’ONSIR confirme et quantifie le risque de lésions neurologiques dans la tête d’un enfant de 6 ans casquée et non casquée. Ainsi, le port du casque diminue drastiquement le risque de perte de connaissance : à plus de 10 km/h, il passe de 98 % dans le cas d’une tête non casquée à 0,1 % pour une tête casquée.

Si un adulte transporte à vélo un passager non casqué ou accompagne un groupe d’enfants non protégés, il risque une amende de quatrième classe (90 euros).

Une mesure largement adoptée par les États membres de l’Union européenne

En Finlande, le port du casque est obligatoire pour tous et onze pays membres ont rendu le port du casque à vélo obligatoire pour les enfants :

  • jusqu’à 10 ans : Malte
  • jusqu’à 12 ans : Autriche, Lettonie
  • jusqu’à 15 ans : Slovaquie, Slovénie, Suède
  • jusqu’à 16 ans : Espagne, Croatie, Estonie
  • jusqu’à 18 ans : République tchèque, Lituanie


Dans le Vaucluse, des actions de sensibilisation pour le port du casque sont prévues d’ici le mois de mars avec les services cyclistes de la police nationale et de la police municipale.

 

[1Observatoire national interministériel de la sécurité routière